Aire thérapeutique
Ophtalmologie
L’œil est un organe complexe composé de plusieurs systèmes : surface oculaire, cristallin, rétine, nerf optique et annexes de l’œil. L’ophtalmologie couvre un ensemble de pathologies, pouvant porter atteinte à ces structures avec des conséquences importantes sur l’autonomie. Voir, apprendre, travailler, interagir avec les autres… : la santé visuelle joue un rôle essentiel à chaque étape de la vie.
L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’au moins 2,2 milliards de personnes présentent une déficience visuelle de près ou de loin.
Les pathologies oculaires constituent un ensemble hétérogène de maladies. Si certaines, telles que la DMLA, sont courantes, d’autres se distinguent par leur rareté, leur complexité diagnostique ou thérapeutique, et la nécessité d’une prise en charge hautement spécialisée.
Source : who.int
Anatomie de l’œil

La cornée, une structure transparente essentielle à la vision
La cornée est la partie transparente située à l’avant de l’œil. Essentielle à la vision, elle joue 2 rôles : un rôle optique majeur en permettant l’entrée et la focalisation de la lumière sur la rétine, mais également un rôle de barrière de protection face aux agressions extérieures. Pour assurer pleinement ses fonctions, elle doit conserver sa transparence, sa régularité et son intégrité.
Certaines pathologies de la cornée peuvent entraîner une perte de transparence, une inflammation chronique, une douleur, une gêne fonctionnelle ou une altération de l’acuité visuelle et la cécité. Dans les formes les plus sévères, les maladies de la cornée représentent un véritable défi thérapeutique et requièrent une très grande expertise de cette partie de l'œil.
Source : rams.agence-biomedecine.fr
La greffe de cornée peut être envisagée lorsque la transparence ou la structure de la cornée est altérée de manière importante. Elle consiste à remplacer tout ou partie de la cornée malade par un tissu cornéen sain issu d’un donneur.
La cornée est aujourd’hui le tissu le plus greffé en France. Chaque année, ce sont plus de 6000 greffes de cornées qui sont réalisées, pour environ 12 000 patients candidats à la greffe. De nombreux patients restent en attente d’une greffe de cornée. Dans ce contexte, chaque greffon est précieux et sa préservation constitue un enjeu majeur de santé publique.
Certaines situations sont particulièrement à risque de rejet ou d’échec de greffe, notamment en présence de néovascularisation cornéenne, d’antécédents de rejet, d’inflammation de la surface oculaire ou d’un contexte immunitaire particulier. Ces patients nécessitent une évaluation spécialisée et un suivi attentif afin d’optimiser les chances de succès de la greffe.

Source : aao.org · eyewiki.org
La transparence de la cornée repose sur une caractéristique essentielle : l’absence de vaisseaux sanguins. On dit que la cornée est « avasculaire ».
On parle de néovascularisation cornéenne lorsqu’il y a une apparition anormale de vaisseaux sanguins dans la cornée. Cette néovascularisation prend place lorsque les mécanismes naturels qui empêchent la formation de vaisseaux dans la cornée ne parviennent plus à contrebalancer les signaux favorisant leur développement.
Elle peut être associée à des situations inflammatoires, infectieuses, traumatiques, immunologiques ou hypoxiques.
Lorsqu’elle progresse, la néovascularisation cornéenne peut menacer la transparence de la cornée, altérer l’acuité visuelle et contribuer au risque de rejet chez les patients greffés. Dans certaines situations les plus graves, elle peut entrainer la cécité.
Une prise en charge précoce et adaptée permet de limiter ces risques.

Source : TFOS DEWS III · pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
Longtemps mal évaluée et mal considérée, la sécheresse oculaire est aujourd’hui reconnue comme une maladie multifactorielle de la surface oculaire. Le consensus international TFOS DEWS III la définit comme une maladie dans laquelle la perte d’homéostasie du film lacrymal joue un rôle central, associée à des symptômes oculaires, à l’instabilité du film lacrymal, à l’hyperosmolarité, à l’inflammation, aux lésions de la surface oculaire et, dans certains cas, à des anomalies neurosensorielles.
Les formes inflammatoires ou sévères de sécheresse oculaire peuvent avoir un retentissement significatif sur la qualité de vie : douleur, gêne visuelle, photophobie, fatigue oculaire, difficultés de lecture ou d’utilisation prolongée des écrans.
Dans ces situations, l’enjeu est de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués, d’identifier les patients atteints et de favoriser une prise en charge adaptée par les professionnels de santé.

La rétine : un tissu essentiel à la perception visuelle
La rétine est le tissu neurosensoriel situé au fond de l’œil. Elle permet de convertir les signaux lumineux en signaux nerveux transmis au cerveau par le nerf optique qui seront ainsi décryptés en information visuelle. Certaines pathologies rétiniennes altèrent la vision centrale et la perception des détails, entraînant des difficultés à lire, reconnaître des visages, ou encore limitant l’autonomie dans la vie quotidienne.
KÔL s’intéresse notamment à des pathologies rétiniennes dans lesquelles la perte visuelle peut être rapide et progressive, invalidante et associée à des besoins médicaux importants.
Source : inserm.fr
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une maladie de la rétine d’origine multifactorielle qui concerne les personnes de plus de 50 ans. Elle correspond à une dégradation de la macula, zone centrale de la rétine, et peut conduire à une perte progressive de la vision centrale.
Première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans en France, la DMLA, toutes formes confondues, concerne environ 8 % de la population française. Sa fréquence augmente fortement avec l’âge : environ 1 % des 50 à 55 ans, 10 % des 65 à 75 ans et 25 à 30 % des plus de 75 ans.
On distingue principalement deux formes de la maladie : la DMLA néovasculaire dite « humide » et la DMLA atrophique dite « sèche ou avancée ».
Source : maolya.chu-montpellier.fr
La maladie de Stargardt est une autre atteinte de la rétine d’origine génétique. Tout comme la DMLA, elle touche la macula, région centrale de la rétine, et entraîne une baisse progressive de la vision centrale. Elle apparaît le plus souvent pendant l’enfance, l’adolescence ou chez le jeune adulte, mais peut parfois se révéler plus tard. Les premiers signes sont généralement des difficultés à lire, à reconnaître les visages ou à voir les détails fins.
C’est une maladie rare, mais elle reste la dystrophie maculaire héréditaire la plus fréquente. Sa prévalence est estimée entre 1 personne sur 20 000 et 1 personne sur 30 000 dans la forme typique de l’enfant.
Des recherches sont en cours sur plusieurs thérapeutiques permettant de freiner la vitesse de progression de cette maladie.



